À la cession, la loi impose un prix distinct pour les marchandises, séparé de celui du fonds (art. L. 141-5 du code de commerce). Le stock de vin relève de cette ligne — et c'est la plus difficile à chiffrer justement.
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Un actif sans référentiel
Vous valorisez sans peine les murs, le matériel, la clientèle. Le stock de vin, lui, n'offre aucun référentiel immédiat : cotes du marché secondaire, écarts de liquidité entre domaines, prime ou décote selon le millésime et l'état du flacon. Autant de paramètres qu'un cabinet, même aguerri, n'a pas sous la main.
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L'inventaire au doigt mouillé
À la remise des clés, le stock fait l'objet d'un inventaire contradictoire. Faute d'expertise vin, la cave y est souvent valorisée à la louche : les vins de garde et les pièces de cote sont mal évalués, dans un sens comme dans l'autre. Une réserve de valeur passe inaperçue — ou un stock dormant est surévalué.
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Le litige sur la valeur du stock
La valeur du stock est une source classique de désaccord entre cédant et repreneur — jusqu'au blocage du prix, voire au contentieux. Et signer l'inventaire sans réserve prive le repreneur de tout recours ultérieur. Une valorisation neutre et documentée éteint le sujet avant qu'il ne dégénère.