Le Médoc ne se résume pas à Pauillac, Margaux, Saint-Julien et Saint-Estèphe. Les deux tiers de son vignoble portent les appellations Haut-Médoc, Médoc, Moulis et Listrac — le pays des crus bourgeois, ces châteaux que l'on retrouve dans presque toutes les caves familiales. Leur cote est basse et remarquablement plate : la moitié des bouteilles s'échange entre 15 et 20 €, et seule une poignée de noms — La Lagune, Sociando-Mallet, Chasse-Spleen, Cantemerle — s'en détache. Voici, dans nos cotes de Bordeaux, ce que vaut réellement chaque château, et pourquoi la mention « cru bourgeois » n'y change presque rien.
Une cave pleine de crus bourgeois ? Sachez lesquels méritent une vente — et lesquels sont à boire.
Estimer mes crus bourgeoisQuatre appellations, les deux tiers du Médoc
La presqu'île du Médoc compte huit appellations. Quatre d'entre elles sont communales et concentrent les grands crus classés — Margaux, Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe. Les quatre autres couvrent tout le reste, soit plus de 11 000 hectares et plus de 70 millions de bouteilles par an :
- Haut-Médoc (4 318 ha, appellation reconnue le 14 novembre 1936) — la moitié sud de la presqu'île, de Blanquefort à Saint-Seurin-de-Cadourne, qui enserre les communales. C'est ici que se trouvent les cinq seuls crus classés de 1855 hors des communales : La Lagune, La Tour Carnet, Belgrave, Camensac et Cantemerle.
- Médoc (5 560 ha, même décret de 1936) — la moitié nord, au-delà de Saint-Estèphe, jusqu'à la pointe de Grave. Aucun cru classé, un sol plus argileux, davantage de merlot : le royaume des crus bourgeois, avec Potensac en tête.
- Moulis-en-Médoc (610 ha, décret du 14 mai 1938) — un étroit ruban de douze kilomètres entre Margaux et Saint-Julien, la plus petite des appellations du Médoc, et la seule des quatre à porter deux noms de premier plan, Chasse-Spleen et Poujeaux.
- Listrac-Médoc (787 ha, appellation reconnue en 1957) — voisine de Moulis, sur le point culminant du Médoc, à 43 mètres ; des vins plus fermes, emmenés par Clarke, Fourcas-Hosten et Fourcas-Dupré.
Le cabernet-sauvignon et le merlot dominent l'encépagement, complétés de cabernet franc et de petit verdot. Le style est celui du Médoc classique — droit, tannique, taillé pour la table plus que pour la spéculation. Et c'est bien ainsi que le marché les traite.
Les paliers de la cote
Sur ces quatre appellations, la valeur ne s'étage pas en escalier régulier : elle forme un vaste plateau bas, puis quelques marches occupées par une poignée de châteaux. Le graphique ci-dessous donne, pour chaque palier, la fourchette courante — la moitié centrale des cotes réellement soutenues par une vente récente.
La cote des vins du Haut-Médoc, du Médoc, de Moulis et de Listrac, palier par palier (bouteille 75 cl)
Chaque barre couvre la fourchette courante du palier — la moitié centrale des cotes soutenues par une vente depuis 2023, tous millésimes confondus — sur un axe en euros partant de zéro ; le détail par château, du minimum au maximum relevés sur les millésimes depuis 1982, est dans le tableau ci-dessous. Relevé du 18 septembre 2026 sur l'ensemble des millésimes cotés de 180 châteaux et cuvées des quatre appellations, cotes contrôlées millésime par millésime sur les dernières adjudications.
Deux lectures. D'abord, le plateau est très large : crus bourgeois du Médoc, du Haut-Médoc, de Moulis ou de Listrac, classés ou non, presque tout se négocie entre 10 et 25 €, et le plus souvent entre 15 et 20 €. Ensuite, le classement de 1855 n'y structure pas les prix : Belgrave, Camensac et La Tour Carnet, crus classés, se cotent entre 25 et 30 € — au niveau de Poujeaux ou de Clarke, et sous Sociando-Mallet et Chasse-Spleen, qui n'ont jamais été classés. Seule La Lagune, troisième cru, occupe vraiment le sommet.
La cote château par château
Les fourchettes ci-dessous correspondent à la valeur d'une bouteille de 75 cl en bon état sur le marché secondaire, pour les millésimes de 1982 à aujourd'hui — la période que contient l'immense majorité des caves. Le bas de chaque fourchette correspond le plus souvent à un millésime récent ou à une petite année ; le haut, presque toujours à 1982, 1989 ou 1990. Les bouteilles plus anciennes se valorisent au cas par cas (voir plus bas).
| Château | Appellation — rang | Niveau de cote | Fourchette relevée |
|---|---|---|---|
| Château La Lagune | Haut-Médoc — 3ᵉ cru classé (1855) | Le sommet de l'appellation | 30 – 90 € |
| Château Sociando-Mallet | Haut-Médoc — non classé ; cuvée Jean Gautreau | Le cru bourgeois devenu grand — cuvée Jean Gautreau 55 à 90 € | 20 – 85 € |
| Château Chasse-Spleen | Moulis-en-Médoc — non classé | La référence de Moulis | 20 – 75 € |
| Château Cantemerle | Haut-Médoc — 5ᵉ cru classé (1855) | Cru classé le mieux coté après La Lagune | 15 – 75 € |
| Château La Tour Carnet | Haut-Médoc — 4ᵉ cru classé (1855) | Cru classé accessible | 15 – 60 € |
| Château Belgrave | Haut-Médoc — 5ᵉ cru classé (1855) | Cru classé accessible | 15 – 55 € |
| Château Poujeaux | Moulis-en-Médoc — non classé | Valeur sûre de Moulis | 15 – 45 € |
| Château Camensac | Haut-Médoc — 5ᵉ cru classé (1855) | Cru classé accessible | 10 – 45 € |
| Château Potensac | Médoc — non classé (famille Delon, Léoville Las Cases) | La référence du Médoc | 10 – 45 € |
| Château Rollan de By · Haut-Condissas | Médoc — non classés | Le Médoc ambitieux — Haut-Condissas cuvée Prestige en tête | 5 – 40 € |
| Château Clarke | Listrac-Médoc — non classé (Rothschild) | La référence de Listrac | 15 – 35 € |
| Château Maucaillou | Moulis-en-Médoc — non classé | Valeur sûre de Moulis | 10 – 30 € |
| Château Citran | Haut-Médoc — non classé | Grand nom du sud du Haut-Médoc | 10 – 30 € |
| Château Lanessan | Haut-Médoc — non classé | Grand nom historique, cote modeste | 5 – 35 € |
| Château Fourcas-Hosten · Fourcas-Dupré | Listrac-Médoc — non classés | Valeurs sûres de Listrac | 10 – 30 € |
| Goulée · G d'Estournel | Médoc — non classé (Cos d'Estournel) | Le Médoc d'un grand nom de Saint-Estèphe | 15 – 25 € |
| Malescasse · de Malleret · Paloumey · Reysson · du Taillan | Haut-Médoc — crus bourgeois exceptionnels (2025) | Le haut du classement 2025 | 10 – 30 € |
| La Cardonne · Castéra · Laujac | Médoc — crus bourgeois exceptionnels (2025) | Le haut du classement 2025 | 10 – 30 € |
| Charmail · Cambon la Pelouse · Belle-Vue · d'Agassac | Haut-Médoc — non classés (exceptionnels en 2020) | Valeurs sûres du sud du Haut-Médoc | 5 – 30 € |
| Coufran · Beaumont · Larose-Trintaudon · Sénéjac · Cissac · Liversan · Peyrabon | Haut-Médoc — crus bourgeois | Les grands classiques, présents dans beaucoup de caves | 5 – 35 € |
| La Tour de By · Les Ormes Sorbet · Loudenne · Patache d'Aux · Greysac · Tour Haut-Caussan | Médoc — crus bourgeois | Les grands classiques du Médoc | 5 – 40 € |
| Brillette · Anthonic · Dutruch · Branas · Gressier Grand Poujeaux · Biston-Brillette | Moulis-en-Médoc — crus bourgeois | Le cœur de Moulis | 5 – 35 € |
| Fonréaud · Lestage · Saransot-Dupré · Mayne Lalande · Ducluzeau | Listrac-Médoc — crus bourgeois | Le cœur de Listrac | 5 – 35 € |
Fourchettes bornées par les cotes d'enchères réellement relevées sur les millésimes de 1982 à aujourd'hui, château par château, puis contrôlées millésime par millésime sur les dernières adjudications : une cote qu'aucune vente récente ne soutient n'a pas été retenue comme borne. Valeur de revente, hors marges du commerce de détail. Relevé du 18 septembre 2026.
Bon à savoir — ici, un cru classé ne vaut pas plus qu'un bon cru bourgeois
Château Sociando-Mallet, qui n'a jamais figuré au classement de 1855 et a quitté celui des crus bourgeois, se cote au-dessus de Belgrave, de Camensac et de La Tour Carnet, trois crus classés du Haut-Médoc — et les devance millésime après millésime, pas seulement en moyenne. Chasse-Spleen, à Moulis, fait exactement de même. Face à Cantemerle, les deux font jeu égal. Seule La Lagune domine l'ensemble. Sur ces appellations, le rang de 1855 est une information historique ; la valeur se lit au nom du château.
Ce que vaut la mention « cru bourgeois »
C'est la question que posent presque toutes les caves héritées : « il y a écrit cru bourgeois sur l'étiquette, est-ce que cela vaut quelque chose ? ». La réponse tient en deux constats.
La mention change de sens selon l'époque de la bouteille. La première liste, établie en 1932 par les chambres de commerce et d'agriculture, recensait 444 crus bourgeois et a servi de référence pendant des décennies sans jamais être homologuée. Le premier classement officiel, en 2003 — 247 châteaux, dont 9 « exceptionnels » —, a été annulé en 2007 par la cour administrative d'appel de Bordeaux. De 2010 à 2019, la mention n'a plus désigné qu'une sélection annuelle, millésime par millésime, sans hiérarchie. Depuis le millésime 2018, un classement quinquennal a rétabli trois niveaux : 250 châteaux en 2020, puis 170 au classement 2025 — 120 crus bourgeois, 36 crus bourgeois supérieurs et 14 crus bourgeois exceptionnels —, valable pour les millésimes 2023 à 2027. Une étiquette des années 1990 et une étiquette de 2023 renvoient donc à deux listes qui n'ont plus grand-chose en commun.
Les châteaux les plus cotés du segment n'en font pas partie. Ni Sociando-Mallet, ni Chasse-Spleen, ni Poujeaux, ni Potensac, ni Maucaillou, ni Clarke, ni Citran, ni Lanessan ne figurent au classement 2025 — et ce sont pourtant eux qui occupent le haut du tableau ci-dessus. Les quatorze « exceptionnels » de 2025 sont, en Haut-Médoc, Malescasse, de Malleret, Paloumey, Reysson et du Taillan ; en Médoc, La Cardonne, Castéra et Laujac ; à Listrac, Reverdi ; les cinq autres se trouvent à Margaux et à Saint-Estèphe. Tous se négocient entre 10 et 30 € la bouteille — dans la même bande que les crus bourgeois non classés, et bien en dessous des grands noms qui ont quitté le système.
Bon à savoir — ce que le marché paie, et ce qu'il ignore
Le marché secondaire paie le nom du château et le millésime. Il ne paie pas la mention « cru bourgeois », ni son niveau (« supérieur », « exceptionnel »), ni le fait qu'elle figure ou non sur l'étiquette. Pour estimer une bouteille, cherchez le château dans le tableau ci-dessus ; si vous ne l'y trouvez pas, il relève presque toujours du grand plateau des 10 à 25 €.
Ce qui fait varier le prix d'un haut-médoc
- Le château, d'abord. À millésime égal, l'écart va de un à cinq entre un cru bourgeois courant et La Lagune — et c'est à peu près le seul facteur qui déplace vraiment une estimation.
- Le millésime — mais seulement en haut du tableau. Chez les têtes de file, les grandes années valent deux à trois fois les récentes : La Lagune 1982 se cote 90 € contre 30 à 40 € pour ses 2017 à 2019 ; Sociando-Mallet 1982, 85 € contre 25 à 35 € ; Chasse-Spleen 1982, 75 € contre 20 à 25 € ; Belgrave 1982, 55 € contre 15 à 25 €. Chez les crus bourgeois courants, l'effet est presque nul : un millésime des années 1982-1990 se négocie autour de 20 € quand il trouve preneur, contre 15 € environ pour les années 2000 comme pour les plus récents.
- L'âge n'est pas une valeur en soi. Sur ce segment, beaucoup de références passent rarement en salle des ventes, et les millésimes d'avant 1982 moins souvent encore. Une vieille bouteille d'un château courant n'est pas devenue précieuse : elle est surtout devenue moins facile à vendre.
- L'état et le niveau. Sur des bouteilles de trente ou quarante ans, souvent conservées dans des conditions variables, le niveau dans le col, l'étiquette et la capsule décident de tout — et une bouteille au niveau bas ne trouvera pas preneur, quel que soit le château.
- Le format. Magnums et grands formats se valorisent au-dessus du prorata, surtout chez La Lagune, Sociando-Mallet et Chasse-Spleen.
Apogée et potentiel de garde
Un cru bourgeois courant se boit dans ses cinq à quinze ans : au-delà, il ne gagne plus rien, et la cote ne récompense pas l'attente. Les têtes de file tiennent vingt à trente ans sur les grandes années — les 1982, 1989 et 1990 de La Lagune, Sociando-Mallet, Chasse-Spleen ou Cantemerle sont aujourd'hui à leur apogée, et c'est précisément le moment de les boire ou de les vendre, pas de les garder davantage. Cette logique commande l'arbitrage : sur ces appellations, garder une bouteille « pour qu'elle prenne de la valeur » est presque toujours une erreur ; vendre au bon moment une bouteille de tête, ou boire les autres, en est une bien meilleure.
La Lagune, Sociando-Mallet, Chasse-Spleen : les trois têtes de file
Château La Lagune, à Ludon-Médoc, aux portes de Bordeaux, est le troisième cru classé de 1855 le plus méridional du Médoc et le seul de ces quatre appellations à jouer vraiment dans la cour des communales. Sa fourchette est la plus haute et la plus régulière : rarement sous 30 €, le plus souvent entre 40 et 55 €, et jusqu'à 90 € pour ses 1982 et 1990. À millésime égal, il devance Chasse-Spleen presque toujours et Sociando-Mallet le plus souvent.
Château Sociando-Mallet, à Saint-Seurin-de-Cadourne, tout au nord du Haut-Médoc, est le cas d'école du cru bourgeois devenu grand : jamais classé en 1855, sorti du classement des crus bourgeois, il se cote pourtant entre 30 et 45 € le plus souvent, jusqu'à 85 € pour le 1982 — au-dessus de trois crus classés de l'appellation, millésime après millésime. Sa cuvée Jean Gautreau, produite en petites quantités, se négocie entre 55 et 90 €.
Château Chasse-Spleen, à Moulis, porte à lui seul la notoriété de sa petite appellation. Sa cote suit de près celle de Sociando-Mallet — 30 à 45 € le plus souvent, 75 € pour le 1982 — et ses vieux millésimes sont parmi les plus recherchés du segment : son 1955 est coté 140 €, ses 1960 et 1968 autour de 100 €. Château Poujeaux, son voisin et rival historique, se tient un cran en dessous, entre 15 et 45 €.
Derrière ces trois noms, Château Cantemerle (cinquième cru, 25 à 40 €, 75 € pour le 1989) et Château Potensac, propriété de la famille Delon de Léoville Las Cases et référence absolue du Médoc (10 à 45 €), complètent le petit cercle des bouteilles qui méritent, sur ces appellations, une estimation millésime par millésime.
Tendance et liquidité
Ces appellations forment un marché bas, stable et étroit. Les têtes de file se revendent sans difficulté : La Lagune, Sociando-Mallet, Chasse-Spleen ou Cantemerle passent en salle des ventes toutes les semaines, sur tous les millésimes, et leurs grandes années trouvent preneur au prix de la cote. En dessous, la demande existe mais elle est plus mince : beaucoup de références passent rarement en salle des ventes, et rarement à l'unité. Ces bouteilles ne sont pas sans valeur ; elles sont sans acheteur pressé — et c'est ce qui commande la manière de les vendre, regroupées plutôt qu'une par une.
La tendance de fond est celle de tout Bordeaux depuis le pic de 2021-2022 : un repli des millésimes récents, plus marqué ici parce que le segment n'a jamais été spéculatif. Les vieux millésimes des têtes de file résistent mieux — un 1982 de La Lagune ou de Sociando-Mallet se paie aujourd'hui le prix de trois bouteilles de 2019 du même château.
Bon à savoir — les bouteilles d'avant 1970
Le tableau s'arrête à 1982 parce qu'au-delà, la valeur se décide bouteille par bouteille, sur l'état. Quand celui-ci est bon, les grands noms du segment franchissent alors le seuil des 100 € : Chasse-Spleen 1955 est coté 140 €, La Lagune 1966 115 €, Sociando-Mallet 1970 100 €. Mais un cru bourgeois courant des années 1950 ou 1960, lui, reste le plus souvent entre 15 et 30 € — quand il se vend. Sur ces flacons, l'authentification et le niveau comptent plus que le millésime.
Pour situer ces appellations parmi leurs voisines, voyez nos fiches Saint-Estèphe, Pauillac et Margaux, ou le panorama complet des cotes de Bordeaux.
Vous avez des crus bourgeois en cave : que faire ?
- Cherchez le château dans le tableau, pas la mention. « Cru bourgeois » ne dit rien de la valeur ; le nom du château dit presque tout. Absent du tableau, il relève du plateau des 10 à 25 €.
- Isolez les têtes de file et leurs grandes années. La Lagune, Sociando-Mallet, Chasse-Spleen, Cantemerle, les crus classés de 1855, Potensac et Poujeaux — surtout en 1982, 1989, 1990, 2005, 2009 et 2010 — sont les seules bouteilles à justifier une estimation millésime par millésime.
- Regardez le niveau avant le millésime. Sur des bouteilles de trente ans, un niveau bas ou une étiquette abîmée retire l'essentiel de la valeur — et rend la vente impossible. Notre guide Les vins de mes parents valent-ils quelque chose ? détaille la marche à suivre.
- Sous 20 €, ne vendez pas à l'unité. À ce niveau de cote, les frais de mise en vente absorbent une part importante du produit. Regroupées en lot, ces bouteilles partent correctement ; flacon par flacon, autant les garder pour la table. Notre guide vendre ses vins détaille les canaux et leurs frais.
- N'attendez pas une plus-value. Sur ces appellations, la cote ne récompense ni l'âge ni la patience : ce qui est bon à boire aujourd'hui ne vaudra pas plus cher demain, et vaudra souvent moins.
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Page mise à jour le 18 septembre 2026.