Volnay est le plus fin des rouges de la Côte de Beaune, et l'une des rares appellations de la Côte d'Or où près de six hectares sur dix sont classés en premier cru — sans qu'aucun grand cru vienne coiffer l'ensemble. Sa cote s'étend de moins de 20 € à plus de 2 700 € la bouteille, et l'écart ne se lit ni au millésime ni à la mention : il se lit au nom du domaine, puis à celui du climat. Cette fiche donne la cote domaine par domaine et cuvée par cuvée, relevée sur l'ensemble des millésimes qui s'échangent et contrôlée sur les dernières ventes. Elle s'inscrit dans notre panorama des cotes de la Côte de Beaune et de la Bourgogne.

Des Volnay dans votre cave ? Sachez lesquels valent une vente au bon moment — et lesquels sont à boire à leur apogée.

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Qu'est-ce que l'appellation Volnay

Volnay est une appellation communale de la Côte de Beaune, en Côte-d'Or, coincée entre Pommard au nord et Meursault au sud. Reconnue en AOC le 9 septembre 1937, elle est réservée aux vins rouges — le cahier des charges ne prévoit aucune autre couleur — issus de pinot noir. Le vignoble planté couvrait 213 hectares en 2023, dont 127 en premier cru, pour un peu plus de 10 000 hectolitres.

L'appellation compte 29 climats classés premier cru et aucun grand cru. Les plus réputés se tiennent sur le haut du coteau : Clos des Ducs, Clos des Chênes, Taillepieds, Champans, Les Caillerets, Clos de la Bousse d'Or, Clos des 60 Ouvrées, Frémiets, Les Mitans. Plusieurs sont des clos en monopole, détenus par un seul domaine — une densité de monopoles rare pour une appellation de cette taille.

Le village a une place particulière dans l'histoire du vin français : c'est ici que Sem d'Angerville, propriétaire du Clos des Ducs, fut l'un des tout premiers Bourguignons à mettre son vin en bouteille au domaine, dans les années 1920, en réaction aux coupages pratiqués par le négoce — et c'est lui qui fut chargé, en 1935, avec Henri Gouges de Nuits-Saint-Georges, d'établir la hiérarchie des climats bourguignons qui allait devenir le système des appellations.

Bon à savoir — un Volnay qui pousse à Meursault

Le climat des Santenots se trouve sur la commune de Meursault, et non sur celle de Volnay. La règle est la couleur : planté en pinot noir, il donne un Volnay 1er cru Santenots ; planté en chardonnay, exactement le même sol donne un Meursault 1er cru — Les Santenots Blancs ou Les Santenots du Milieu. Une bouteille étiquetée « Volnay-Santenots » n'est donc pas une erreur, et les plus recherchées viennent du Domaine des Comtes Lafon, d'Arnaud Ente et du Domaine Leroy.

Les paliers de la cote

À Volnay, la valeur ne suit pas la hiérarchie officielle : elle suit la signature. Le graphique ci-dessous donne, pour chaque palier, la fourchette courante — la moitié centrale des cotes réellement soutenues par une vente récente, tous millésimes confondus.

La cote des Volnay, palier par palier (bouteille 75 cl)

0 50 100 150 200 250 € Volnay village, sans domaine la mention seule, tous millésimes 25 – 30 € Volnay 1er cru, sans domaine le climat n'est pas nommé 35 – 40 € Volnay village d'un domaine Lafarge, Voillot, Glantenay… 45 – 80 € 1er cru des autres domaines la centaine d'autres producteurs 55 – 80 € 1er cru des grandes signatures d'Angerville · Lafarge · de Montille · Lafon… 115 – 190 € Pousse d'Or, avant 1998 les trois clos, à l'époque de Gérard Potel 460 – 730 € Un village de grand domaine vaut autant qu'un premier cru ordinaire — à Volnay, la signature prime le rang

Chaque barre couvre la fourchette courante du palier — la moitié centrale des cotes soutenues par une vente depuis 2023, tous millésimes confondus — sur un axe en euros partant de zéro ; la dernière ligne dépasse l'échelle. Le détail par domaine, du minimum au maximum relevés, est dans le tableau ci-dessous. Relevé du 27 septembre 2026 sur l'ensemble des millésimes cotés de 243 vins et 109 domaines de l'appellation, cotes contrôlées millésime par millésime sur les dernières adjudications.

Trois lectures. Le rang officiel compte moins que la signature : un Volnay village d'un domaine reconnu se négocie au même niveau qu'un premier cru d'un producteur ordinaire, et un premier cru anonyme vaut à peine plus qu'un village anonyme. Les grandes signatures forment un palier à part, deux à trois fois au-dessus du reste de l'appellation. Et un domaine peut appartenir à deux marchés : à la Pousse d'Or, les bouteilles d'avant 1998 sortent complètement de l'échelle du graphique, quand celles d'après se tiennent dans la moyenne du village.

La cote domaine par domaine

Les fourchettes ci-dessous correspondent à la valeur d'une bouteille de 75 cl en bon état sur le marché secondaire, tous millésimes confondus. Le bas de chaque fourchette correspond le plus souvent à un millésime récent ou à une petite année ; le haut, à une grande année ancienne — 1978, 1985, 1990, 1999, 2005 ou 2010. Quand un domaine signe des cuvées de niveaux très différents, chacune a sa ligne.

Domaine Cuvées Niveau de cote Fourchette relevée
Domaine Leroy Santenots du Milieu Le sommet absolu de l'appellation — quelques bouteilles par an en circulation 2 180 – 2 750 €
La Pousse d'Or Clos des 60 Ouvrées · Clos de la Bousse d'Or · Clos d'Audignac — millésimes d'avant 1998 L'ère de Gérard Potel : la cote la plus spectaculaire du village 220 – 1 880 €
Marquis d'Angerville Clos des Ducs (monopole) Le sommet des domaines en activité 145 – 745 €
Michel Lafarge Clos des Chênes L'autre grande cuvée du village, sur le haut du coteau 90 – 705 €
Maison Leroy (négoce) Volnay · Santenots · Les Angles · Clos des Chênes Sélections de négoce — le nom Leroy fait la cote 300 – 565 €
Coche-Dury Volnay · Volnay 1er cru Rareté d'un domaine de Meursault qui signe très peu de rouge 140 – 395 €
Domaine de Montille Les Champans · Les Taillepieds · Les Mitans · village La référence classique de l'appellation 45 – 350 €
Marquis d'Angerville Caillerets · Taillepieds · Champans · Frémiets · village Le reste de la gamme, très suivie 55 – 295 €
Michel Lafarge Clos du Château des Ducs (monopole) Le clos du domaine, au cœur du village 125 – 265 €
Comtes Lafon Santenots du Milieu · Clos des Chênes Le rouge du grand domaine de Meursault 60 – 225 €
Arnaud Ente Les Santenots du Milieu Micro-production d'un vigneron culte, peu de passages en vente 180 – 205 €
Antonin Guyon Clos des Chênes Un grand climat chez un domaine plus discret 40 – 195 €
Michel Lafarge Les Caillerets · Les Mitans · village · Vendanges sélectionnées Le cœur de gamme du domaine 45 – 190 €
Comte Armand · Lucien Le Moine · Jean-Marc Boillot Frémiets, Clos des Chênes, Caillerets, Chanlin Signatures recherchées, volumes limités 30 – 145 €
Domaine Bouley · Jacques Prieur · Buisson-Charles · Louis Boillot Carelle sous la Chapelle, Champans, Santenots, Caillerets Bons domaines régulièrement échangés 30 – 135 €
Bouchard Père & Fils Caillerets Ancienne Cuvée Carnot · Frémiets · Taillepieds La cuvée historique de la maison, sur les Caillerets 35 – 115 €
Joseph Voillot Champans · Caillerets · Frémiets · Les Brouillards · village Le classique du village, six cuvées suivies 25 – 110 €
Château de Meursault Clos des Chênes Grand domaine de négoce-propriétaire 50 – 110 €
Hospices de Beaune Cuvée Général Muteau Vendue en pièces chaque novembre, puis embouteillée par l'acheteur 65 – 105 €
Nicolas Rossignol Caillerets, Chevret, Clos des Angles, Taillepieds, Santenots… Neuf cuvées parcellaires, marché régulier 45 – 105 €
Henri Boillot · Yvon Clerget · Sylvie Esmonin · Lucien Boillot · Chassorney Caillerets, Carelle sous la Chapelle, Santenots, Brouillards Domaines établis, cotes homogènes 30 – 100 €
La Pousse d'Or Les trois clos et les Caillerets — millésimes depuis 1998 Le même domaine, après la reprise de 1997 : un autre marché 50 – 130 €
Glantenay · Rebourgeon-Mure · Roblet-Monnot · Matrot · Olivier Leflaive · Louis Jadot · Louis Latour Village et premiers crus (Santenots, Caillerets, Brouillards, Clos de la Barre) Le socle de l'appellation 30 – 85 €
Volnay 1er cru sans nom de domaine le climat n'est pas nommé sur l'étiquette Premier cru anonyme — l'âge n'y ajoute presque rien 25 – 110 €
Volnay village sans nom de domaine la mention « Volnay » seule, millésimes 1928 à 2022 Le bas du marché, quel que soit le millésime 20 – 120 €

Fourchettes de valeur de revente d'une bouteille de 75 cl en bon état sur le marché secondaire, hors marges du commerce de détail. Fourchettes arrondies à 5 € (à 10 € au-delà de mille euros). Relevé du 27 septembre 2026 sur tous les millésimes cotés de l'appellation, retenus lorsqu'une vente récente les soutient. L'appellation compte plus de cent domaines cotés : les lignes ci-dessus regroupent les plus échangés, une cuvée absente n'est pas pour autant sans valeur.

Pousse d'Or : la césure de 1997

C'est le cas le plus frappant de l'appellation, et celui qui coûte le plus cher à ignorer dans une succession. Le Domaine de la Pousse d'Or détient trois clos au cœur de Volnay — le Clos des 60 Ouvrées, le Clos de la Bousse d'Or et le Clos d'Audignac. Gérard Potel les a conduits pendant plus de trente ans, jusqu'à sa mort en 1997 ; le domaine a été racheté la même année par Patrick Landanger.

Le marché traite les deux périodes comme deux domaines différents. Un Clos des 60 Ouvrées 1985 se cote 1 880 € — il s'est vendu 1 950 € en avril 2026 —, un 1993 730 €, un 1988 630 € ; le Clos de la Bousse d'Or 1991 atteint 1 160 €. Les mêmes clos, sur les millésimes produits depuis 1998, se tiennent entre 50 et 130 €. Sur une étagère, rien ne distingue les deux séries au premier coup d'œil : seule l'année sur l'étiquette sépare une bouteille de 80 € d'une bouteille qui en vaut vingt fois plus.

Ce n'est pas un jugement sur le domaine d'aujourd'hui, qui produit des vins régulièrement bien notés : c'est un effet de rareté et de réputation attaché à une période et à un homme — le même mécanisme qui fait les prix des vignerons disparus à Cornas.

Ce qui fait varier le prix d'un volnay

  • Le domaine, avant tout. Cinq noms — Marquis d'Angerville, Michel Lafarge, Domaine de Montille, Comtes Lafon, Coche-Dury — forment un palier à eux seuls, deux à trois fois au-dessus du reste de l'appellation. Le nom Leroy, domaine comme maison, joue encore un cran au-dessus.
  • Le climat, ensuite. Chez un même vigneron, l'écart entre le village et le grand clos va du simple au quadruple : Clos des Ducs contre village chez d'Angerville, Clos des Chênes contre Les Mitans chez Lafarge.
  • Le millésime, et parfois l'époque du domaine. Les grandes années anciennes — 1978, 1985, 1990, 1999 — tiennent le haut des lignes du tableau, et chez la Pousse d'Or la date de la reprise sépare deux marchés entiers.
  • La mention « premier cru » sans nom de climat ne vaut presque rien de plus qu'un village : c'est le climat nommé, et lui seul, qui porte la valeur.
  • L'état du flacon. Sur un bourgogne de trente ou quarante ans, le niveau dans la bouteille, la capsule et l'étiquette décident d'une part importante du prix — d'autant plus sur les cuvées à plusieurs centaines d'euros, où l'acheteur regarde aussi la provenance.

Apogée et potentiel de garde

Volnay est un pinot noir de finesse, pas de puissance : il s'ouvre plus tôt qu'un Pommard ou qu'un Gevrey. Un village de bon domaine se boit entre ses huit et ses quinze ans ; un premier cru de signature demande dix ans et tient vingt à trente ans sur les grandes années. Les Clos des Ducs et Clos des Chênes des années 1990 sont aujourd'hui à leur apogée — c'est le moment de les boire, ou de les vendre au prix fort. Les millésimes des années 2010, eux, sont encore en devenir.

Clos des Ducs et Clos des Chênes, les deux sommets

Le Clos des Ducs est un monopole de 2,15 hectares du Domaine Marquis d'Angerville, juste au-dessus du village, dont les limites n'ont pas bougé depuis cinq siècles : mentionné dès 1507 comme une possession des ducs de Bourgogne, il est entré dans la famille au début du XIXe siècle. C'est la cuvée la plus chère de l'appellation parmi les domaines en activité, et la plus régulièrement échangée. Le domaine, en biodynamie depuis la fin des années 2000, signe aussi des Caillerets, Taillepieds, Champans et Frémiets qui forment le deuxième rang de sa gamme.

En face, le Domaine Michel Lafarge tient l'autre sommet avec son Clos des Chênes, sur le haut du coteau, et son Clos du Château des Ducs, un clos qu'il est seul à mettre en bouteille. Ses vieux millésimes atteignent des niveaux comparables à ceux du Clos des Ducs.

Derrière ces deux maisons, le Domaine de Montille (Champans, Taillepieds), le Domaine des Comtes Lafon (Santenots du Milieu) et Coche-Dury, dont les rares rouges profitent de la notoriété de ses blancs, complètent le haut du tableau. Arnaud Ente, sur les Santenots du Milieu, joue dans la même cour avec des volumes minuscules.

Tendance et liquidité

Volnay est un marché profond : plus de cent domaines y sont cotés, et les grands premiers crus se revendent sans attendre, sur tous les millésimes. C'est une différence nette avec les appellations où deux ou trois noms font tout le marché — ici, même un vigneron discret trouve preneur.

La tendance de fond est une revalorisation marquée sur dix à quinze ans, dans le sillage de toute la Bourgogne, suivie depuis trois ans d'un palier : les millésimes récents ont légèrement reculé, les vieilles bouteilles de signature se maintiennent. Volnay a longtemps été considéré comme le rouge « raisonnable » de la Côte de Beaune ; il l'est resté par rapport à la Côte de Nuits, mais ses grands clos ont rejoint le niveau des grands crus de villages voisins.

Chaque troisième dimanche de novembre, plusieurs cuvées de Volnay des Hospices de Beaune — Général Muteau, Blondeau — sont adjugées en pièces, puis élevées et embouteillées par leurs acheteurs : ces bouteilles portent à la fois le nom des Hospices et celui du négociant, et se cotent au niveau des bons premiers crus du village.

Pour situer l'appellation, voyez nos fiches Pommard, son voisin plus corsé, Meursault, dont il partage les Santenots, et le panorama de la Côte de Beaune.

Vous avez des Volnay en cave : que faire ?

  • Lisez le domaine, puis le climat, puis l'année. Dans cet ordre : à Volnay, le nom du producteur explique l'essentiel de l'écart, le climat le reste. La mention « 1er cru » seule ne dit presque rien.
  • Sortez les bouteilles d'avant 1998 de la Pousse d'Or. Elles appartiennent à un autre marché que les millésimes récents du même domaine, et méritent une estimation bouteille par bouteille.
  • Isolez les grands clos. Clos des Ducs, Clos des Chênes, Clos du Château des Ducs, Champans, Taillepieds, Santenots du Milieu : ces cuvées se vendent à l'unité, au prix fort, et leurs vieux millésimes justifient un examen de l'état et de la provenance.
  • Vérifiez le niveau des vieux flacons. Sur un Volnay de trente ans, l'état décide d'une part importante de la valeur. Notre guide Les vins de mes parents valent-ils quelque chose ? détaille la marche à suivre, et notre guide vendre ses vins compare les canaux et leurs frais.

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Questions fréquentes

Une bouteille de Volnay village sans nom de domaine reconnu se négocie le plus souvent entre 25 et 30 €, et un Volnay 1er cru sans signature entre 35 et 40 €. Dès qu'un domaine établi figure sur l'étiquette, le village monte à 45-80 € et le premier cru à 55-80 €. Les premiers crus des grandes signatures de l'appellation — Marquis d'Angerville, Michel Lafarge, Domaine de Montille, Comtes Lafon, Coche-Dury — se situent entre 115 et 190 € le plus souvent, et leurs cuvées phares dépassent largement ce niveau : jusqu'à 745 € pour le Clos des Ducs et 705 € pour le Clos des Chênes de Lafarge. Le sommet de l'appellation est le Santenots du Milieu du Domaine Leroy, au-delà de 2 000 €.
Non. Volnay ne compte aucun grand cru : c'est une appellation communale, avec un niveau village et 29 climats classés premier cru, qui occupent à eux seuls près de 60 % du vignoble. Cette absence n'a rien à voir avec la qualité — Volnay est considéré depuis des siècles comme le plus fin des rouges de la Côte de Beaune, et ses meilleurs premiers crus se cotent au niveau des grands crus de villages voisins. Pour une cave, la conséquence est simple : ici, c'est le nom du climat et celui du domaine qui font le prix, pas une mention « grand cru ».
C'est la particularité de l'appellation : le climat des Santenots se trouve sur la commune de Meursault, mais son vin est vendu en Volnay 1er cru Santenots lorsqu'il est issu de pinot noir. Le même sol planté en chardonnay donne, lui, un Meursault 1er cru — Les Santenots Blancs ou Les Santenots du Milieu. Autrement dit, une même parcelle produit un Volnay si le vin est rouge et un Meursault s'il est blanc. Les plus grands Santenots rouges viennent du Domaine des Comtes Lafon, d'Arnaud Ente et du Domaine Leroy.
Oui, mais très inégalement selon le domaine. Chez les grandes signatures, les millésimes d'avant 1998 se cotent nettement au-dessus des récents. Le cas le plus spectaculaire est le Domaine de la Pousse d'Or : ses bouteilles de l'ère de Gérard Potel, disparu en 1997, valent plusieurs fois celles produites depuis. À l'inverse, un Volnay sans nom de domaine ne gagne rien à vieillir. Sur un flacon de trente ou quarante ans, le niveau dans la bouteille et l'état de l'étiquette pèsent autant que le millésime.
Le Clos des Ducs du Marquis d'Angerville — un monopole de 2,15 hectares au-dessus du village — et le Clos des Chênes de Michel Lafarge sont les deux sommets des domaines en activité. Viennent ensuite le Clos du Château des Ducs de Lafarge, les Champans et Taillepieds du Domaine de Montille, le Santenots du Milieu des Comtes Lafon, les Volnay de Coche-Dury, et les Caillerets et Taillepieds du Marquis d'Angerville. Les trois clos du Domaine de la Pousse d'Or, sur leurs vieux millésimes, jouent dans une catégorie à part.
Regardez d'abord le domaine, puis le climat. Un Clos des Ducs, un Clos des Chênes, un Santenots du Milieu, un Champans ou une bouteille de la Pousse d'Or d'avant 1998 méritent une estimation millésime par millésime : ce sont des vins qui se vendent à l'unité et dont les vieilles années valent plusieurs fois les récentes. Un Volnay village d'un bon domaine se boit à son apogée, entre dix et quinze ans ; un Volnay sans nom de domaine se boit sans réfléchir.

Page mise à jour le 27 septembre 2026.